Dossier ECN 2019 : le SNJMG et les ECN 2019

Publié le 1653311321000


Comme chaque année, le SNJMG a organisé tout un accompagnement des externes à l'occasion et, surtout, après les ECN.

Outre un billet d'info sur les épreuves et les fils Twitter suivant le parcours des étudiants, le SNJMG a procédé à une présentation de la Médecine Générale avec la publication sur notre site le lundi 24 juin 2019 d'un mini dossier sur la discipline.

L’après-midi du 26 juin 2019, à l'occasion de la publication du classement des ECN, le SNJMG a participé à un live chat organisé par Medshake.

A compter du 28 juin 2019, le SNJMG a ouvert des échanges en ligne où il a diffusé des témoignages de Médecins généralistes que nous reproduisons ci-après dans ce dossier.

Le 26 septembre 2019, le SNJMG a organisé sa traditionnelle réunion d'accueil des nouveaux IMG à Paris dans les locaux de la revue Prescrire, notre partenaire institutionnel, en présence du Dr Toussaint, rédacteur en chef de la revue Prescrire, du Pr Philippe Zerr de la coordination du DES de Médecine Générale et de Mme Delphine Lebigre du bureau des internes à l’AP-HP.

Témoignages de MG pour futurs IMG

L'activité SOS
Tu es médecin spécialiste en médecine générale et tu as envie d'adrénaline et un côté aventurier ? Tu as envie d'une activité libérale garantissant des revenus intéressants, du temps libre à consacrer à ta vie privée et familiale, et dégagée de la grande partie de la paperasse des cabinets classiques ? Ou tout simplement de découvrir une idée différente de la médecine générale que le CNGE veut enseigner durant l'internat ? L'activité SOS est faite pour toi !

Historiquement créée alors que les SMUR n'existaient pas encore, l'historique SOS Médecins France et ses « petites soeurs » garantissent un accès aux soins primaires non programmés chaque jour à un nombre croissant de patients. Avec un maillage géographique concernant principalement les agglomérations, mais aussi les campagnes plus ou moins proches des centres, son activité est reconnue et appréciée.

Travailler en SOS, c'est redécouvrir les visites à domicile, et ainsi connaître au plus près la réalité quotidienne des patients, et ouvrir son esprit à des populations parfois différentes. C'est aussi pouvoir faire des consultations, de plus en plus développées et avec un succès incontesté.

Travailler en SOS, c'est aussi assurer la permanence des soins, de jour comme de nuit, et offrir une offre de soin permettant à certaines situations

aiguës d'être gérées sans passer par l'attente dans les SAS des Urgences. C'est accompagner les patients à tous les âges de la vie, du plus petit nourrisson au senior, dans les situations légères comme, hélas, les plus terribles.

Travailler en SOS, c'est travailler en relation avec les médecins traitants et les professionnels libéraux, le SAMU, la Police et la Gendarmerie Nationales, les Maisons d'Arrêt, les CH et les CHS, les Services sociaux, les Centres d'accueil de demandeurs d'asile... une grande variété d'interlocuteurs pour autant de travail enrichissant au service du Public.

Travailler en SOS, c'est aussi pouvoir faire de la recherche et des études, et dans certaines régions, contribuer à la formation des étudiants en médecine.

Travailler en SOS c'est travailler au sein d'une équipe de praticiens qui partagent la même philosophie et la même idée du service.

Travailler en SOS c'est enfin pouvoir organiser son temps pour pouvoir mener de pair une activité professionnelle passionnante et une vie personnelle épanouie. C'est pouvoir prendre des congés. C'est avoir l'assurance que le paiement sera à l'activité et non soumis aux aléas de la ROSP et aux turpitudes conventionnelles.

Travailler en SOS est une formidable raison d'être heureux. Rejoins-nous !

Dr Martin AMBROISE
SOS 21 Agglomération de Dijon

Devenir enseignant de médecine générale

Une évolution possible dans la carrière d’un médecin généraliste : devenir enseignant de médecine générale.

Être maître de conférence ou professeur de médecine générale, c’est multiplier les centres d’intérêt professionnel :

  • C'est d’abord pratiquer la médecine générale à temps partiel et accueillir dans son cabinet des externes ou des internes en stage ambulatoire. C’est la possibilité pour l’enseignant de transmettre son goût pour le métier de généraliste tout en assurant sur le terrain la formation pratique de jeunes collègues.
  • À la faculté, les MCU ou les professeurs de MG contribuent, en équipe, à organiser la formation théorique et tous les dispositifs (groupes d’échange, tutorat...) utiles à l’appropriation des concepts de médecine générale par les internes. L’enseignant participe à l’évaluation des travaux des internes et de leur progression vers la certification. Cette activité pédagogique au contact des futurs professionnels stimule la réflexion permanente de l’enseignant sur les exigences de la profession et sur son évolution. Elle concourt à assurer la solidité de ce qui a fait de la médecine générale une discipline universitaire : un enseignement appuyé à la fois sur les sciences fondamentales, sur les sciences humaines, et sur la pratique. Cette fonction pédagogique conduit ainsi à être en contact avec les enseignants d’autres disciplines médicales ou de sciences humaines et aussi à s’investir au sein de la faculté notamment pour promouvoir l’enseignement de la médecine générale dans le second cycle.
  • C'est aussi contribuer en tant qu’universitaire à la recherche en médecine générale selon plusieurs modalités. Il peut s’agir de mettre sur pied ou participer à des programmes de recherche mettant en oeuvre des méthodes adaptées aux soins de premier recours. Ces tâches intellectuellement exitantes contribuent à la fabrication des connaissances en soins de premier recours et à l’évaluation de la pertinence des concepts fondamentaux de la discipline.

Il peut aussi s’agir, comme dans tous les 3ème cycles universitaires, d’initier les internes en thèse aux méthodes de recherche, quantitative ou qualitative ou bibliographique, dans notre discipline.
Pour assurer ces fonctions au sein des Départements de médecine générale, le Collège National des Généralistes Enseignants assure les formations nécessaires aux enseignants associés nommés sur titres et travaux, par le Conseil National des Universités, ou aux enseignants titulaires admis par la voie des concours académiques.

A condition d’avoir une forte idée de sa profession et de sa discipline universitaire, le métier de maître de conférence ou de professeur de médecine générale permet de satisfaire tout à la fois une appétence pour la réflexion sur la pratique, un goût pour la transmission et un souci de qualité de la formation des futurs professionnels, tout en contribuant à assurer l’avenir de la médecine générale.

Jean Paul CANEVET

MSU pour stage ambulatoire santé de l’enfant / santé de la femme sur Toulouse

Installée en cabinet de groupe de médecine générale avec 3 collègues, j'ai assez vite après mon installation souhaité participer à la formation des internes de MG. Ayant convaincu mes collègues de tenter l'aventure, nous avons "postulé" auprès du responsable local. Au vu de notre SNIR, on nous a d'emblée annoncé que nous serions MSU sur le stage appelé alors "Gynéco/Pédia" rebaptisé plus justement depuis "Santé de la Femme, Santé de l'enfant".

Nous avons d'abord paniqué car nous n'avions pas l'impression d'être les plus qualifiées pour former les jeunes médecins spécifiquement dans ces 2 domaines. Nous avons formé 2 binômes dans le cabinet et nous avons passé le DU de Maître de stage deux par deux (1 de chaque binôme à 1 an d'intervalle) tout en commençant à accueillir les internes sur une maquette très intéressante pour eux : 2 demijournées avec chaque MSU 2 demi-journées en PMI 2 demi-journées en CDPEF 1 demi-journée de formation personnelle (cours / travail sur les traces d'apprentissage / préparation de la thèse ou du DES).

Les places en PMI et au CDPEF étaient distribué à l'issue du choix de stage. Charge aux maîtres de stage de s'accorder sur les calendriers les uns des autres. A cette maquette pouvait s'ajouter des demi-journées ponctuelles auprès de confrères et consoeurs exerçant à proximité de notre cabinet médical et avec lesquel.le.s nous signons une convention leur permettant d'accueillir l'interne (podologue, radiologue, kiné, orthophoniste, pneumo-pédiatre, médecin scolaire).

Depuis quelques années le DUMG de Toulouse a la volonté de faire passer tous les internes de MG en ambulatoire pour le stage SF/SE, il y a donc un peu d'embouteillage sur les structures type PMI et CDPEF. Ce qui peut être dommageable à la formation en fonction de l'activité clinique du MSU (souvent un peu plus versé vers soit la pédiatrie soit la gynéco). La médecine scolaire a également disparu de la maquette. Les délais pour établir des conventions avec le conseil départemental entraînent un retard au démarrage préjudiciable sur le stage d'été. Et nous avons dû passer de 2 à 3 puis 4 internes sur le cabinet devant les besoins croissants en MSU.

Pour notre part être MSU en SF/SE a orienté nos choix de FMC et nous sommes devenues de facto de plus en plus calées en gynéco et pédiatrie ce qui s'avère une vraie richesse avec la disparition des gynécos, médicaux et des pédiatres. Nous avons équipé le cabinet des mallettes de dépistage des troubles sensoriels, des troubles du langage, nous nous formons au dépistage de l'autisme. Nous faisons de l'IVG médicamenteuse, de la pose d'implant, de DIU. Nous profitons de ce que nos internes apprennent chez nos confrères de la maquette et leur permettons de suivre de façon satisfaisante les enfants et les femmes.

Dr Anne SAINT MARTIN

Exercer en Maison de Santé Pluriprofessionnelle (MSP)

Il existe de nombreuses formes d’exercice de la médecine générale. Pouvoir découvrir chacune est important, afin de trouver ce qui nous convient le mieux. Quelques mots ici pour tenter de présenter à quoi correspondent les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP), partant de mon regard de jeune médecin et de mes impressions ; je vous incite à compléter ensuite cette description par la rencontre de praticiens de plusieurs MSP, car par essence ces projets et leurs ressentis sont très variés, se personnalisent en fonction du contexte local, et de ce que les professionnels de santé engagés peuvent/veulent réaliser.

Partons du titre : « Maison de Santé Pluriprofessionnelle ». Maison de Santé = un regroupement, souvent dans un même lieu, d’un grand nombre de compétences dans un bâtiment accessible centralisant l’offre de soin ; ou à défaut en plusieurs lieux (cabinets préexistants souvent bien établis) d’une même zone géographique : MSP multisite ou Pôle de Santé, coopération rendue possible malgré l’absence de proximité physique grâce à coordination, réunions, système d’information avec dossiers patients mis en commun à distance, le but étant de ne pas fermer de porte, de rester évolutif. Pluriprofessionnel = concept qui à mon avis semble naturel quand on sort de nos études où, à l’hôpital, on a l’habitude de côtoyer d’autres professions médicales, paramédicales, médico-sociale. On peut quand même être en contact avec ces professions dans un exercice hors MSP, mais ici l’idée est de construire un projet ensemble, et de favoriser au maximum les prises en charges coordonnées dans l’intérêt du patient.

Et dans le contexte actuel avec de plus en plus de patients complexes (polypathologiques, problèmes psychosociaux…), c’est très utile, on ne pourrait presque plus s’imaginer faire autrement.

Petite nuance par rapport à l’hôpital : on se côtoie en contexte libéral, et dans une ambiance bien moins hiérarchisée, chacun pouvant être moteur du projet.

Ces caractéristiques induisent forcément un travail supplémentaire par rapport à l’installation hors MSP, et des compromis qu’on n’aurait pas forcément à faire en exercice isolé ; cependant quand la coordination est bien assurée, cela fonctionne de manière fluide et ça devient même une force : la cohésion est un confort tant pour le patient - qui peut être rassuré de voir une solidité et une cohérence dans son parcours de soin - que pour les praticiens qui se retrouvent soutenus (ce qui est précieux dans le contexte professionnel actuel parfois tendu).

Et quand l’ambiance est sympa, c’est un plaisir de pouvoir échanger lors de la pause repas, autour d’un café, etc. Ces projets permettent souvent de faire plus, que ce soit par regroupement de moyens (secrétariat, matériel coûteux mis en commun, attractivité d’autres professionnels…), mais aussi via des protocoles (un exemple parmi d’autres : prise en charge efficace et complète du patient diabétique par IDE, diététicien, podologue et médecins), le tout soutenu financièrement par l’ACI (Accord Conventionnel Interprofessionnel), une enveloppe allouée par la Sécurité Sociale pour permettre le fonctionnement des MSP et de leurs particularités. Il est possible de rejoindre une MSP déjà bien installée, si le contexte rencontré au cours de stage/remplacements/échanges vous plait, il me parait en tout cas important avant de s’engager d’approfondir les discussions et rencontres avec l’ensemble des acteurs du projet, et de bien appréhender le fonctionnement de l’équipe avant de se « marier » avec elle. Si ça colle, cela peut simplifier beaucoup de choses pour l’installation, la structure étant déjà en place, une grande partie du travail est faite.

Se lancer dans la construction d’un nouveau projet est sinon une belle expérience, en gardant en tête que c’est un gros travail, et que ça ne peut, par essence, se faire seul. Il faut partir d’un « diagnostic » de terrain (étude de la population, des problématiques de santé, recensement du tissus professionnels concernés), se réunir fréquemment, produire un projet de santé, faire un certain nombre de démarches… et être vigilant à ce que la cohésion persiste tout le long du projet. Il est fortement recommandé pour ne pas ramer d’être assisté de personnes d’expériences : contact local de la FFMPS (Fédération Française des Maisons et Pôles de Santé), échanger avec d’autres projets régionaux, participation à des congrès sur le sujet (très stimulant !), engager un coordonnateur (dont le financement sera largement assuré par les ACI)…

Pour en savoir plus sur le sujet des MSP, une première ressource à consulter : le site de la FFMPS https://www.ffmps.fr/. Vous pouvez découvrir dans mon blog ma propre expérience de jeune médecin ayant participé à la construction d’un de ces projets, sortant à peine de l’internat ; et malgré un parcours quelque peu accidenté, actuellement heureux d’y travailler dans des conditions agréables, ce qui peut paraitre rare dans le contexte actuel : https://dessertemedicale.blogspot.com/ (à lire si possible dans l’ordre chronologique). Bonne découverte !

Arnaud CHABARDES

MG, Conseiller Médical Filieris et MSU

Depuis 2005, les Centres de Santé (CDS) FILIERIS sont ouverts à tous les publics. FILIERIS offre des prestations de santé avec une prise en charge globale du patient, en favorisant l'accessibilité géographique et sociale. Les Centres de Santé pratiquent le tiers-payant intégral pour l’ensemble des patients. Tous les professionnels de santé FILIERIS exercent en secteur 1 et appliquent les tarifs conventionnels.

L'Accord National des Centres de Santé (ANCS) : FILIERIS a signé avec la Caisse Nationale d'Assurance Maladie (CNAM), en 2015, l'Accord National des Centres de Santé (ANCS) qui reconnaît aux professionnels de santé des CDS, les mêmes droits et devoirs que les professionnels de santé libéraux, en transposant leurs dispositions conventionnelles du 26 août 2016. L'ANCS précise les engagements des CDS en termes d’Accessibilité, d’Organisation, de Coordination des soins et de prise en charge globale du patient dans une logique de cohérence d’intervention et de développement de l'offre de soins ambulatoires. Il s’agit d’une évolution notable du financement de l’ambulatoire et des équipes de soins de premier recours, réduisant la part du financement à l’acte.

Démarche Qualité
Engagement des CDS dans une démarche qualité fondée sur l’auto-évaluation de leur pratique organisationnelle avec l'objectif de certification.

Parcours en santé
Dans les Centres de Santé FILIERIS, la prise en charge des patients est centrée sur la santé (pas seulement sur les soins), selon un parcours personnalisé. C’est une offre complète de promotion de la santé qui intègre, en plus de la prise en charge des soins, la prévention, le dépistage et l’éducation thérapeutique. Les modalités de fonctionnement des Centres de Santé permettent une prise en charge globale des patients et une coordination pluriprofessionnelle des soins en coopération avec l’offre de soins environnante. 

Structure "de base" d’un Centre de Santé Filieris

  • Accueil : Secrétariat qui gère toutes les tâches administratives ;
  • Médecin(s) ;
  • Infirmière(s) ;
  • Service Social.

Et, selon les Centres de Santé

  • Médecine spécialisée : ophtalmologie, pédiatrie, ORL, dermatologie, gynécologie... ;
  • Kinésithérapie ;
  • Soins infirmiers sur place ou à domicile ;
  • Soins dentaires.

Modalités de travail en CDS

  • Utilisation d'un système d’information labellisé V2 par l’ASIP santé, administré et partagé au moyen d’habilitations différenciées entre les professionnels du Centre de Santé ;
  • Usage d'une messagerie sécurisée pour labo et courriers ;
  • Coordination interne avec RCP, 1 à 2 fois / mois ;
  • Mise en place de protocoles pluri-professionnels d'organisation interne du CDS ("Qui, Quoi, Quand, Comment") ;
  • Coordination externe avec tous les acteurs de santé et les services sociaux ;
  • Partenariats avec les professionnels de santé libéraux dans des Maisons de Santé Pluriprofessionnelles (MSP) ;
  • Partenariats avec les professionnels de santé, les établissements médico-sociaux, les services sociaux pour la prise en charge populationnelle d’un territoire dans le cadre d'une Communauté Professionnelle Territoriale de Santé (CPTS) ;
  • . Participation à la Permanence Des Soins (PDS) avec, selon les secteurs, présence de Médecins Correspondants Samu (MCS) ;
  • Mise en place de la Télémédecine (Téléconsultations et Télé-expertises) ;
  • Partenariats avec des établissements de cure thermale.

Les objectifs du projet de santé

  • Répondre aux défis des maladies chroniques ;
  • Agir en faveur du « mieux-vieillir » ;
  • Développer des actions ciblées ;
  • Accompagner le Retour à Domicile après hospitalisation ;
  • Améliorer la prise en charge des patients ;
  • Lutter contre l'exclusion et Consolider l’accès aux soins.

La maîtrise de stage universitaire
La plupart des médecins Filieris sont maîtres de stages universitaires (MSU) et les CDS accueillent des internes en médecine générale et des externes, qui peuvent être logés. Conformément à la stratégie nationale de santé 2018-2022 et dans le cadre de l’accompagnement d’internes par ses médecins maîtres de stage, les Centres de Santé Filieris peuvent, aujourd’hui, proposer des projets de recherche sur les soins primaires.

Le salariat en Centre de Santé
Être médecin généraliste salarié au sein d'un Centre de Santé Filieris, c’est pouvoir bénéficier de :

  • Service support en charge de la gestion administrative pour pouvoir se consacrer à sa pratique ;
  • Accompagnement matériel, informatique et logistique ;
  • Accueil/secrétariat permettant une assistance et une continuité des soins ;
  • Activités diversifiées par la participation aux actions de prévention et d’éducation de la santé, en lien avec les acteurs de santé régionaux (8 jours de Santé Publique/an pris en charge par Filieris) ;
  • Formations médicales régulières (8 jours de FMC/an pris en charge par Filieris) ;
  • Avantages propres au statut de salarié (congés payés : 5 semaines, RTT : 2 semaines, retraite complémentaire, mutuelle, frais de déplacement et de logement, chèques vacances, ...) ;
  • Salaires attractifs avec prise en compte de l’ancienneté avec 8 échelons de rémunération (embauche à partir de l’échelon 3 pour un médecin sans ancienneté) ;
  • Possibilités de logement.

Dr Aimé MOHR

Choix d’internat en médecine :

Un nouvel exemple de désinvolture à l’égard des étudiants !

Communiqué de presse du SNJMG le Vendredi, 6 septembre 2019
Mardi 3 septembre 2019, suite à une phase de simulation officielle débutée le 1er août, la procédure de choix des spécialités médicales et des subdivisions d’internat a débuté pour les futurs internes en Novembre 2019.

La veille, lundi 2 septembre, des étudiants se sont étonnés de la modification sensible des simulations de choix suite à une modification des postes proposés par le Centre National de Gestion (CNG), établissement public administratif sous tutelle du ministère de la santé, chargé de l’organisation de cette procédure.

L’explication a été donnée, pour partie (1), avec la publication au Journal Officiel le 4 septembre 2019 d’un arrêté rectificatif sur la répartition des postes d’internat proposés aux étudiants : si le nombre total de postes par spécialité et par subdivision est inchangé, il y a eu une modification de la répartition entre postes classiques et postes CESP (2), modification à la marge au niveau national mais avec parfois un impact local (3).

Si elle est globalement marginale d’un point de vue comptable (faisant le bonheur de quelques un-e-s au prix du malheur de quelques autres), cette modification de postes, instituée la veille de la procédure de choix (c’est-à-dire, au dernier moment possible), sans avertir les étudiants, est humainement inacceptable.

Pour le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui accompagne les futurs internes de Médecine Générale pendant leurs choix (4), tout ceci n’est pas sans rappeler la publication le vendredi 28 juin 2019 du nombre restreint et de la répartition non homogène des postes de FST/options proposés aux internes de la promotion 2017 alors que la date limite du dépôt de candidature était fixée au dimanche 30 juin 2019 (5)…

Le SNJMG interpelle donc les ministères concernés (Santé et Enseignement Supérieur) : il faut en finir avec la gestion à la dernière minute des affaires concernant étudiants et internes !

Contact presse : Dr Sayaka Oguchi – [email protected] – 07.61.99.39.22

  1. Au moment de la publication de ce communiqué, les ministères concernés n’ont toujours pas donné d’explication officielle aux modifications de postes.
  2. Créé en 2010 suite à la loi HPST de 2009, le CESP vise à lutter contre la désertification médicale, en offrant des postes fléchés lors des choix et une allocation de 1200 euros bruts par mois aux étudiants et internes à partir de la 2e année d'étude, contre l'engagement à exercer dans une zone sous-dotée pendant une durée équivalente à la durée de versement de l'allocation.
  3. Par exemple, la subdivision de Tours gagne trois postes classiques (non CESP) d'ophtalmologie et perd trois postes classiques de médecine générale. Mais pour les postes CESP, il y aura trois postes de moins en ophtalmologie (NB : il y en avait quatre précédemment) et trois postes supplémentaires en médecine générale.
  4. Le SNJMG organise une réunion d’accueil des nouveaux internes de Médecine Générale le 26 septembre 2019 dans les locaux de la revue Prescrire (inscriptions).
  5. Voir le communiqué de presse du SNJMG de Juillet 2019.

Choix d’internat de médecine 2019 :

Les spécialités et les villes préférées des nouveaux internes (et celles qu’ils/elles boudent)

Communiqué de Presse du SNJMG, le 26 septembre 2019
Depuis 2004 (mise en place des Epreuves Classantes Nationales - ECN - comme mode d'entrée unique en troisième cycle), les étudiants ayant validé leurs 6 premières années de médecine choisissent en septembre leur spécialité et leur lieu d'internat.

Les choix 2019 se sont achevés le 24 septembre 2019 (cf. : bilan des choix 2019) ; ils donnent un aperçu des aspirations professionnelles des internes de la promotion 2019.

Il faut d’abord constater la grande stabilité, d’année en année, des spécialités les plus prisées et de celles les plus boudées. Si, pour la première fois, c’est la chirurgie plastique qui occupe la tête du classement, il ne faut pas oublier qu’elle truste avec 5 autres spécialités (ophtalmologie, maladies infectieuses et tropicales, dermatologie, néphrologie, cardiovasculaire), les 6 premières places depuis la réforme de 2017. De même, mis à part l’incursion ponctuelle de la génétique médicale l’année dernière, le « grupetto » de fin de classement comporte toujours les même spécialités : celles habituées à la queue de classement depuis plusieurs années (Médecine Générale, Psy, Biologie médicale, Santé au travail et Santé publique) et deux des nouvelles spécialités de 2017 qui peinent à recruter : Médecine d’Urgence et Gériatrie (NB : la pertinence de la création de ces 2 internats sera inéluctablement discutée en cas de confirmation de ces résultats dans les années à venir).

NB : Urgences, Psychiatrie et Biologie sont des spécialités au centre de conflits sociaux depuis plusieurs mois.
La stabilité globale est également de mise pour la répartition homme/femme et les régions d’internat.

Si la part des femmes continue de croître (58,8 % des étudiants affectés), celles-ci sont très surreprésentées en gyneco médicale (97,6 %), en gyneco obstétrique et, à un degré moindre, en endocrino, dermato, pédiatrie et chirurgie pédiatrique. A l’inverse, elles sont largement sousreprésentées dans la majorité des spécialités chirurgicales.

Pour les régions, les choix 2019 confirment d’une part, l’attractivité de Paris et, surtout, des « duos » Nantes/Rennes et Lyon/Grenoble et, d’autre part, les mauvais résultats des « duos » Limoges/Poitiers, Dijon/Besançon, Saint Etienne/Clermont, Caen/ Rouen et Reims/Amiens (des pires aux moins pires). A noter toutefois 3 particularités cette année :

  • Le chassé-croisé entre Bordeaux (habituellement sur le podium) et Montpellier (qui accède au podium) ;
  • L’apparition surprise de la région Antilles/Guyane parmi les régions mal classées (est-ce en lien avec l’incendie du CHU de Guadeloupe ou la polémique sur l’internat de Martinique ?) ;
  • Pour les futurs généralistes (si nous tenons compte des postes CESP) : l’amélioration de l’attractivité de Caen et de Paris mais la confirmation de difficultés à Dijon.

Mais le fait notable de ces choix concerne la spécialité de Médecine Générale : 3213 internes seront affectés-e-s en Médecine Générale, ce qui correspond exactement au nombre de postes (hors CESP) proposés, une première depuis la création des ECN en 2004 ! De plus, la première à choisir Médecine Générale était Aurélie Mégnien, 28e ; ils étaient 384 à avoir fait ce choix dans les 3000 premiers (contre 353 en 2018 et 331 en 2017) et le dernier poste proposé est parti bien avant les derniers étudiants à choisir !

Le Syndicat National des Jeunes Médecins Généralistes (SNJMG) qui depuis 2 ans fait une promotion active de la Médecine Générale auprès des futurs internes ne peut que se réjouir de ce résultat. Toutefois, le SNJMG tient à faire la mise en garde suivante : il est pour le moins précipité si ce n’est exagéré d'interpréter ce résultat comme la preuve d'une amélioration de l’attractivité de la Médecine Générale.

En effet, ce résultat s’explique d’abord par une réduction du nombre de postes (hors CESP) proposés : 3213 en 2019 contre 3268 en 2018 (malgré l’augmentation du nombre d’étudiants passant les ECN). Ainsi, il y aura moins d’internes affectés en Médecine Générale en 2019 qu’en 2018 (3213 contre 3254) ! De plus, la Médecine Générale fait toujours partie du « grupetto » des spécialités délaissées et les seuls postes CESP non pourvus sont tous des postes de Médecine Générale...

C’est pourquoi, le SNJMG maintien sa mobilisation pour l’amélioration du statut et de l’encadrement universitaire des internes de Médecine Générale et pour l’amélioration des conditions d’installation et d’exercice des médecins généralistes. Contact presse :

Dr Sayaka Oguchi
[email protected] – 07.61.99.39.22

Article paru dans la revue “Le Bulletin des Jeunes Médecins Généralistes” / SNJMG N°25

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Publié le 1653311321000