Carrière à l'hopital : et pourquoi pas ?

Publié le 1652684662000

L’exercice hospitalier offre de belles perspectives pour les radiologues qui souhaitent s’investir dans les missions de service public.

Le choix est vaste entre le centre hospitalier général et les CHU. L’organisation en groupements hospitaliers de territoire facilite un exercice partagé entre les deux types de structure. On peut ainsi travailler certains jours de la semaine en CHU, et le restant de la semaine dans son centre hospitalier d’affectation.

Le principal avantage de l’exercice hospitalier est la facilité des échanges avec les autres spécialités, qui permet de se construire un réseau de correspondants dans son domaine de prédilection. En effet, l’exercice en sousspécialité d’organe est plus facile à organiser que dans une structure privée.

Les techniques interventionnelles sont aussi plus faciles à développer que dans une structure libérale, car dans ces dernières, la rentabilité financière n’est pas toujours au rendez-vous, et seules quelques grosses structures qui en font leur vitrine peuvent offrir ces prestations. Du Picc Line à l’embolisation de fibrome, de la ponction biopsie à l’ablation par radiofréquence, de l’infiltration à la cimentoplastie, l’éventail est large… Quant à la rémunération, celle-ci ne peut pas se comparer avec ce que l’on peut obtenir dans le privé, mais les années passées ont vu se constituer un panel d’incitations à travers un plan attractivité, qui comprend :

  • Prime d’engagement dans la carrière hospitalière pour inciter les jeunes praticiens à embrasser une carrière hospitalière dans les spécialités en tension au niveau national (anesthésie-réanimation et radiologie).

Une revalorisation de la prime d’exercice territorial partagé pour la rendre plus adaptée au niveau besoin exigence de l’exercice en groupements hospitaliers de territoire…

Un second palier d’indemnité d’engagement de service public exclusif, qui passe de 400 à 700 € au bout de 15 ans de service public exclusif. La possibilité d’exercer une activité libérale statutaire à l’hôpital est une incitation financière puissante choisie par de nombreux praticiens. Simple à mettre en oeuvre, sans grosse contrainte de gestion, elle permet d’augmenter de façon substantielle sa rémunération.

Cela s’ajoute aux 19 jours de congés RTT et au compte épargne temps.

Il faut bien sûr, pour travailler à l’hôpital, réussir à bien s’entendre avec les équipes de direction. Le volume financier que représente la mise en oeuvre des moyens mis à disposition des médecins pour exercer leur mission est tel qu’il ne peut pas aller sans un encadrement strict, et que cet encadrement peut facilement être perçu comme insupportable par ceux d’entre nous qui ont le plus la phobie de l’administration. Il faut admettre que ces tâches contraignantes, gérées à l’hôpital par les services administratifs, sont bel et bien effectuées par les radiologues eux-mêmes dans les structures libérales… contraintes contrebalancées par un puissant aiguillon financier !

L’organisation des équipes paramédicales se fera en partenariat avec les cadres dont il faut savoir se faire les alliés pour construire son projet.

Comment créer son projet professionnel ?

Le plus souvent c’est après un poste internat hospitalier. Un chef de clinique assistant aura déjà un bagage universitaire qui peut lui permettre d’envisager une carrière universitaire, MCU PH puis PBH. Ceux qui sont passionnés par la recherche s’orienteront s’orienter vers cette voie, qui permet également d’avoir une activité d’enseignement.

Les postes d’assistant hospitalier vont permettre de découvrir l’exercice en centre hospitalier non universitaire, et de pouvoir construire un projet d’exercice partagé. Être praticiens hospitaliers ne signifie pas renoncer à la recherche et à l’enseignement. L’enseignement des internes par compagnonnage est extrêmement gratifiant. Les projets hospitaliers de recherche clinique sont précisément destinés à promouvoir la recherche hospitalière en dehors de structures institutionnelles de recherche. Les cellules de recherche clinique aident les praticiens à développer et à mettre en oeuvre ces projets de recherche.

En conclusion l’activité hospitalière permet de travailler en équipe, de développer des domaines de compétence particuliers, et de bénéficier d’échanges faciles avec les autres spécialités. C’est le mode d’exercice que choisiront ceux pour qui l’intérêt intellectuel prime.

Article paru dans la revue “Union Nationale des Internes et Jeunes Radiologues” / UNIR N°35

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