Bonnes Nouvelles ! - Temps de travail des internes

Publié le 1664288473000


TEMPS DE TRAVAIL DES INTERNES : 48 HEURES ET PAS UNE DE PLUS
L’ISNI a arraché une victoire historique sur le temps de travail des internes en médecine (lire édito). La décision rendue le 22 juin dernier par le Conseil d'État impose que des tableaux de services nominatifs soient arrêtés mensuellement par les établissements, afin que l’interne ne dépasse pas son temps de travail maximal, lissé sur un trimestre. Au-delà de 48 heures en moyenne, l’interne est en droit de récupérer ses heures en repos compensateur. À chaque établissement de « se doter d'un dispositif fi able, objectif et accessible permettant de décompter (… ) le nombre journalier d'heures de travail effectuées par chaque agent », précise le Conseil d’État.

Comment faire si mon temps de travail n’est pas respecté  ?
Les directions ont eu du mal à entendre cette nouvelle disposition légale semble-t-il. Car le 27 juillet, l’ISNI, l’ISNAR-IMG, les internes de pharmacie et de biologie médicale et l’association de lutte pour la santé des étudiants en médecine Lipseim ont lancé une procédure judiciaire « de grande envergure »  : une lettre d’avertissement adressée à 400 directions hospitalières. À la réception du courrier, les établissements ont trois mois pour se mettre en règle. Sinon, l’ISNI et les autres syndicats porteront l’affaire devant le tribunal administratif. Si vous constatez que votre temps de travail n’est pas respecté, contactez votre syndicat local ou l’ISNI. Vous pouvez également joindre votre assurance responsabilité civile qui inclut souvent une protection juridique avec des conseils juridiques sans avance de frais.
C’est grâce à la mobilisation de chaque interne que le respect du temps de travail ne sera plus un combat mais une évidence.

ÉCHO NATIONAL POUR L’ÉTUDE SUR LA SANTÉ MENTALE

En juin dernier, l’article scientifique “Mental health and working conditions among French medical students : A nationwide study” a été publié dans la revue médicale Journal of Aff ective Disorders (impact factor de 4.839 en 2020), par Franck Rolland, Nawale Hadouiri, Adrien Haas-Jordache, Evan Gouy, Loona Mathieu, Anne Goulard, Yannick Morvan et Ariel Frajerman, cette publication est l’aboutissement de l’enquête menée par l’ISNI, l’ANEMF et l’ISNAR-IMG entre le 17 mai et le 27 juin 2021. Une enquête qui a profité d’une belle visibilité au niveau de la presse nationale. Petit florilège des titres, par ordre chronologique :

- « Burn-out, envies suicidaires… La santé mentale des étudiants en médecine est « en danger » », Le Figaro Etudiant, 27 octobre 2021.
- « Anxiété, burn-out, dépression… La santé mentale des étudiants en médecine « en danger »  », 27 octobre 2021, Nouvel Obs.
- « Une enquête alerte sur la santé mentale des étudiants et internes en médecine  », Le Monde, 28 octobre 2021. 
- « Santé mentale : Le burn-out, un syndrome très contagieux chez les internes en médecine  », 20 minutes, 12 mai 2022.
- « Une enquête nationale révèle l'état de santé mentale préoccupant des étudiants en médecine  », Les Échos start, 5 juillet 2022.

PRÉSENTATION DU NOUVEAU BUREAU DE L’ISNI
Dimanche 26 juin 2022 se tenaient les élections de l’InterSyndicale Nationale des Internes afin de renouveler les membres qui défendent les droits des internes auprès des différentes institutions. Les membres du bureau prendront leur poste en septembre pour un an. Depuis fin juin, chacun d’entre eux est accompagné par son ou sa prédécesseur.se, afin de permettre une transition fluide entre les deux équipes. Les membres élus pour l’année 2022-2023 sont :

Olivia Fraigneau
Interne urgentiste en 6e semestre à Paris Présidente

Guillaume Bailly
Interne cardio-vasculaire en 6e semestre à Paris - 1er Vice-Président

Léo Delbos
Interne de santé publique en 4e semestre à Paris - Secrétaire Général

Jérôme Delécrin
Interne en 2ème semestre de médecine d'urgence à Amiens - Trésorier

Michel-Gabriel Cazenave
Interne en 2ème semestre de gynéco-obst à Paris - VP Partenariat

Charles Sfreir
Interne en 2ème semestre de médecine générale à Paris - VP démographie médicale

Nejm Si-Mohammed
Interne en 6ème semestre de gériatrie à Montpellier - VP réseau

Vincent Guillet
Interne en 6ème semestre de Biologie Médicale - VP Enseignement Supérieur

Les priorités de ce nouveau bureau sont dans la continuité des travaux précédents : poursuivre le dossier sur le respect du temps de travail, l'application de la tolérance zéro concernant les cas de harcèlements, la poursuite des travaux pour la bonne santé mentale des internes (à la fois en continuant de développer les structures de soutien, et dans le même temps, en leur permettant de sortir des situations à l'origine de leur mal-être via l'extension du droit au remords ou le seconde DES par exemple).

L’objectif principal de cette nouvelle équipe est simple : permettre aux internes d'être enfin heureux dans un métier qu'ils ont choisi chaque jour depuis plus de 6 ans, voire depuis plus de dix.

SI JE NE VAIS PAS BIEN, QUI CONTACTER ?
Nous avons tous été un jour confronté à un épisode d’anxiété, ou ressenti un mal-être dans notre sphère professionnelle (ou personnelle d’ailleurs !). Ne laissez pas ce sentiment s’installer au quotidien, ou pire, se transformer en véritable souffrance. Si vous ne vous sentez pas bien, quelle qu’en soit la raison, sachez que des solutions existent, et vous pouvez dans un premier temps recueillir une écoute active et des premières solutions pratiques auprès de votre syndicat de ville  :
- Antilles-Guyane  : [email protected] ou SOS Kriz : 0 800 100 811
- Bordeaux : SOS IBA 33 (Internes Bordelais et d’Aquitaine) – [email protected]
- Grenoble : [email protected] et [email protected]
- Marseille : SOS SAIHM (Syndicat Autonome des Internes des Hôpitaux de Marseille) [email protected]
- Montpellier : SOS SILR (Syndicat des Internes du Languedoc Roussillon) – [email protected] et [email protected]
- Nice : SOS IHN (Internat des Hôpitaux de Nice) – [email protected]
- Paris : SOS SIHP (Syndicat des Internes des Hôpitaux de Paris) – [email protected]
- Océan indien  : SIOI (Syndicat des Internes de l’Océan Indien) – [email protected]
- Rennes : [email protected]
- Rouen : [email protected]
- Strasbourg  : Réseau AGRID (Aide et Gestion en Réseau des Internes en Difficultés) : [email protected] et sur http://www.agrid.alsace/

Si cela ne suffi t pas ou qu’on ne vous répond pas assez rapidement, n’hésitez pas à contacter un numéro national de soutien psychologique : CPOA au 01 45 65 81 09 (seulement pour la région Île-de-France)
» Plateforme d’appui médico-psychologique pour les soignants, par le gouvernement (de 8h à minuit) : 0800 28 80 38
» SOS AMITIÉ - 0972 39 40 50

Et évidemment, l’ISNI toujours à vos côtés, et de façon ANONYME ne l’oubliez pas [email protected]

ANTILLES ET GUYANE : UN EXTERNAT À LA RENTRÉE 2023
À compter de la rentrée universitaire 2023, un étudiant en deuxième année de médecine pourra poursuivre l’ensemble de son premier et deuxième cycle de formation aux Antilles-Guyane. Dans les 5 ans à venir, 15 postes d’hospitalo-universitaires titulaires et 15 postes de chefs de clinique assistants vont être créés. Chaque année, environ 200 étudiants accèdent en deuxième année de médecine aux Antilles et 70 en Guyane.

NON À LA COERCITION À L’INSTALLATION !
Le 12 septembre, Olivia Fraigneau, la nouvelle présidente de l'ISNI a rencontré Stephanie Rist, députée du Loiret et rapporteure de la Commission des Aff aires Sociales. Gaétan Casanova, ancien président de l’ISNI, participait également à cette rencontre. Le but  : affirmer la position de l’ISNI contre la coercition à l'installation. Ce projet n’est pas et ne sera jamais une solution. L’équipe de l’ISNI continuera à défendre sa position, sans compromis, auprès des députés et sénateurs.

Article paru dans la revue “ Le magazine de l’InterSyndicale Nationale des Internes ” / ISNI n°29

 

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