Bonnes nouvelles : Bientôt des stages inter-chu européens ?

Publié le 1652457778000


NOUVEAU BUREAU DE L’ISNI

BIENTÔT DES STAGES INTER-CHU EUROPÉENS ?
Les étudiants en médecine sont dix fois moins nombreux que les autres à rofiter des échanges Erasmus. C’est le constat des universitaires européens qui ont lancé l’« Appel de la Sorbonne » en faveur de l’Europe de la santé, alors que la France a pris pour six mois la présidence de l’UE. Entre 2014 et 2020, seuls 6 200 étudiants en santé ont bénéficié du programme Erasmus, contre 93 000 étudiants en droit, commerce ou administration.
« Nous savons que pendant l’internat, les mobilités inter-CHU fonctionnent très bien. Nous souhaitons désormais encourager le même type d’échanges entre les différents CHU européens, pour que l’interne puisse faire des stages validant au sein de l’Union Européenne », explique le Dr Gaétane Nocturne, responsable des mobilités étudiantes à la faculté Paris-Saclay.
Avant de mettre en place cet inter-CHU européen, la première étape est une conférence interministérielle européenne entre les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur des États membres. Les signataires de l’ « Appel de la Sorbonne » espère un premier engagement en 2024.

L’HÉMATOLOGIE EN PODCAST
L’association des internes en hématologie a lancé une série de podcast intitulée Les voix de l’hématologie sur Youtube. Ce sont des échanges variés et concis, entre médecins et scientifiques, touchant à tous les aspects de la vie des jeunes hématologues en formation. Les épisodes traitent à la fois de la technique (Cytologie, approche moléculaire des LAL-T dans l’épisode 2) ou des questions sur l’activité clinique et la recherche (épisode 1). A écouter ou ré-écouter sur Youtube, Ici.

LES MÉDECINS-SÉNATEURS S’ÉTONNENT DE LA SOUFFRANCE DES INTERNES…
Le 13 janvier, les internes ont été entendus par la commission d’enquête sur l’hôpital du Sénat. «Et les juniors n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère pour décrire la situation des internes dans les services », rapporte Le quotidien du médecin dans son édition du 14 janvier. « Les internes sont le thermomètre de l’hôpital, et ce thermomètre est cassé », a dénoncé Gaétan Casanova, président de l’ISNI qui a rappelé que 25 % des internes disent avoir subi du harcèlement, 23 % des humiliations.

« J’ai été très marqué par cette question de culture hospitalière qui favorise la violence et les agressions, a confié Bernard Jomier médecin généraliste, président de la commission d’enquête sur l’hôpital à nos confrères du Quotidien du médecin. Si les Français entendent ça, ils vont tomber de leur chaise car, pour tout le monde, la culture du monde hospitalier c’est la bienveillance ». De son côté, le Dr Sonia de la Provôté, médecin du travail et sénatrice du Calvados, s’étonne de cette souffrance au travail malgré les campagnes de communication de l’ISNI depuis des années… « Je suis très triste d’entendre tout ça. J’ai un souvenir formidable de mes études de médecine. Est-ce que ça a changé à ce point ? »

UN PEU DE PHILO DANS TES PRATIQUES MÉDICALES
Le SFAR (Anesthésie Réanimation) relaie l’étude Philotest à laquelle tous les internes sont invités à y participer. L’objectif de cette étude est d’évaluer les intuitions morales des participants en situation de raréfaction des ressources médicales. Le questionnaire se déroule en trois parties.

  1. Des informations de type démographique sont demandées mais uniquement pour pouvoir traiter les résultats d’un point de vue statistique.
  2. Une synthèse des recommandations est proposée en situation de raréfaction des ressources.
  3. Des vignettes cliniques sont soumises présentant des dilemmes éthiques.

Article paru dans la revue “Le magazine de l’InterSyndicale Nationale des Internes” / ISNI N°28

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