
Paradoxalement, la prévention de la désinsertion professionnelle et le maintien dans l’emploi, éminemment liés à la clinique, nous sont servis comme si c’étaient des nouveautés à privilégier !
Mais si le législateur veut réellement nous permettre de venir en aide efficacement à nos salariés-patients vulnérabilisés, il faut commencer par rétablir les conditions de la confiance.
Pour cela, il est fondamental que les décrets à venir, (r)établissent, par exemple, qu’en cas de survenue possible d’un contentieux pour un problème de santé au travail, le salarié qui saisit son médecin du travail en avertissant son employeur, soit juridiquement considéré « à risque (de perdre son emploi) » et qu’obligation soit faite d’obtenir, préalablement à toute action auprès des Prud’hommes, un « avis d’aptitude » rédigé par le médecin du travail, seul véritable spécialiste expert de ces questions.
Rendu obligatoire et délivré par le médecin du travail du salarié et de l’entreprise, l’avis constitue alors un document qui officialise juridiquement le caractère médical du contentieux potentiel en délivrant un diagnostic d’aptitude, et non de simples recommandations (
(

