Actualités : évolution de la médecine du travail

Publié le 27 mai 2022 à 12:37

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Paradoxalement, la prévention de la désinsertion professionnelle et le maintien dans l’emploi, éminemment liés à la clinique, nous sont servis comme si c’étaient des nouveautés à privilégier !

Mais si le législateur veut réellement nous permettre de venir en aide efficacement à nos salariés-patients vulnérabilisés, il faut commencer par rétablir les conditions de la confiance.

Pour cela, il est fondamental que les décrets à venir, (r)établissent, par exemple, qu’en cas de survenue possible d’un contentieux pour un problème de santé au travail, le salarié qui saisit son médecin du travail en avertissant son employeur, soit juridiquement considéré « à risque (de perdre son emploi) » et qu’obligation soit faite d’obtenir, préalablement à toute action auprès des Prud’hommes, un « avis d’aptitude » rédigé par le médecin du travail, seul véritable spécialiste expert de ces questions.

Rendu obligatoire et délivré par le médecin du travail du salarié et de l’entreprise, l’avis constitue alors un document qui officialise juridiquement le caractère médical du contentieux potentiel en délivrant un diagnostic d’aptitude, et non de simples recommandations (

) Extraits du discours pour l’inauguration de la chaire de médecine du travail, par le Pr Desoille en 1949. « Etre tout près de ses malades (salariés), comprendre ce qui les gêne, pourquoi ils souffrent, cela serait beau en effet ! », « C’est un fait d’ailleurs que parfois les ouvriers confieront au médecin certaines souffrances intimes dont, par pudeur, ils ne diront pas le détail aux ingénieurs », « Aucun de nous ne doit donc tolérer que les médecins du travail soient détournés de leur rôle de prévention »…
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Publié le 1653647857000