Actualités associatives : les inscriptions a l'AFFEP, comment ça marche ?

Publié le 26 May 2022 à 14:40
#Management
#Coordination
#Psychiatre de l'enfant et de l'adolescent


Les inscriptions se font à plusieurs niveaux :
1) Le recueil des adhésions par les associations locales (dans chaque ville d'internat).
2) La transmission des adhésions par ces associations à l'AFFEP, en plusieurs vagues (12 nov. / 12 déc. / 30 déc.).
• En gros tu fais le virement (15€) à ton association locale, qui regroupe les adhésions et nous les transmets à nous, AFFEP, à ces différentes dates.
• Si tu as un problème à ce niveau-là, il faut donc voir directement avec ton association locale.
• Si tu as loupé le coche, la prochaine vague est donc le 12 décembre.
• Et après le 30 décembre, tu ne pourras adhérer QUE via le site internet de l'AFFEP.

Bien vérifier les mails après chaque vague si tu as adhéré.
• N'oublie pas de regarder dans tes mails indésirables.
• Il s'agit d'un mail intitulé "Réactivation de votre Espace Personnel sur le site AFFEP" et envoyé de la part de [email protected]

Bien penser à enregistrer l'attestation, car elle ne sera plus accessible après novembre 2018 !!! Les attestations AFFEP sont disponibles sur l'espace perso (https://www.affep.fr).
• Une adhésion est valable de novembre à novembre, qu'importe le moment de l'année où on adhère, d'où l'intérêt d'adhérer au plus tôt !

Bien penser à modifier mon adresse, dans l'espace perso (https://www.affep.fr).
• Pour pouvoir recevoir le "Psy Déchaîné" dans la boîte aux lettres !

ENQUÊTE ANNUELLE AFFEP 2017-2018 : Les internes en psychiatrie confrontés à la violence

Nous espérons que ce mois de novembre signe le début d'un bon nouveau semestre où que vous soyez !
L'AFFEP a le plaisir de lancer aujourd'hui sa grande enquête nationale 2017-2018 !!

Nous avons trouvé pertinent de l'axer sur la problématique des internes de psychiatrie confrontés à la violence.
Pour obtenir des résultats de qualités, nous avons besoin de vous !
Nous vous remercions par avance de prendre quelques minutes pour répondre au questionnaire au lien suivant :

Focus Dijon / création ABIP

La quoi ?
L'ABIP !

Comme vous l'avez sûrement tous noté, cette année, une toute nouvelle association a fait son apparition au sein de la grande famille AFFEP.
Effectivement, après avoir fait le constat que la Bourgogne restait la dernière région de métropole sans association locale des internes de psychiatrie, un groupe de vaillants internes, soutenus par l'ensemble des étudiants de la subdivision, ont lancé le chantier de la création d'une association.

C'est ainsi qu'est née, le 14 juin 2017, l'Association Bourguignonne des Internes de Psychiatrie, dont on préfère le petit sobriquet de "ABIP".
Le bureau de l'association comporte à l'heure actuelle les 5 membres fondateurs, à savoir :
> Thomas BARBARIN en tant que président ;
> Laurent COISPINE en tant que co-président ;
> Clélia LAFAURY en tant que trésorière ;
> Mélanie TRICHANH en tant que secrétaire générale ;
> Et Yanni ANDREOU en tant que secrétaire.

Les missions que nous nous sommes fixées sont multiples, notamment promouvoir et améliorer la formation des internes, intégrer ces derniers dans la région Bourgogne, faciliter la communication entre les internes et leurs aînés, et bien entendu représenter la région auprès de l'AFFEP.

Pour le moment, l'association en est à ses balbutiements, mais est bien solide grâce aux adhésions de ses adhérents. Elle a été merveilleusement bien accueillie, tant par les internes eux-mêmes que par les chefs hospitaliers ou libéraux.

Les projets sont encore à l’état embryonnaire mais la motivation de tous permettra de mettre rapidement sur pied de nombreux évènements.

Thomas BARBARIN
et Mélanie TRICHANH
Dijon

La journée de la CLIP

Adrien, interne de psychiatrie de Lyon et membre du bureau de la CLIP,est allé à la rencontre de Pauline Espi, concernant la 3ème Journée de la C.L.I.P. du 20 juin 2017. Cette entrevue a été modérée par le Dr Leaune. 

Adrien : Bonjour Pauline. Peux-tu te présenter en quelques mots et nous dire ce qui t’a fait choisir la psychiatrie, et à Lyon en particulier ?
Pauline
: Salut. Alors en bref, je viens de Reims et c’est en DCEM4 que j’ai véritablement choisi la psychiatrie à la suite d’un stage d’externe dans un service de psychothérapie institutionnelle.
Je m’étais auparavant intéressée aux neurosciences sur le plan de la recherche fondamentale et j’avais fait un master 2 à Paris dans ce domaine, mais c’est bien davantage mon intérêt pour la psychanalyse, les sciences humaines et la philosophie qui m’a poussé à faire de la psychiatrie un choix de pratique et de vie.

Je suis actuellement en stage à Canguilhem, une unité de secteur sur le CH du Vinatier et j’ai la chance de pouvoir commencer mon internat dans une équipe qui accorde une place essentielle à la pensée clinique, ce que je trouve d’une très grande richesse.

Quant à Lyon, c’est donc l’éclectisme de l’offre de formation ainsi que la qualité de vie qui m’ont poussée à choisir cette belle région, ce que je ne regrette en rien après mes 9 premiers mois ici !

A : Super ! Tout d’abord, merci de te prêter au jeu de cet interrogatoire sur la 3ème Journée des Internes de psychiatrie de Lyon. On va commencer par un petit focus sur chacune des interventions et ce que ça t’a apporté, ok ?
P :
Oui, sans problème.

A : La première intervention était de JA Micoulaud Franchi, de Bordeaux, sur la nosographie en Psychiatrie. Sans détour, qu’en as-tu pensé ?
P :
J’ai trouvé cela très intéressant, dommage que l’on n’ait pas pu aller au bout par manque de temps !
J’ai bien aimé le rappel sur l’histoire de la construction des catégories diagnostiques en psychiatrie, en partant de Claude Bernard et sa physiologie jusqu’au DSM d’aujourd’hui qui s’émancipe davantage de la notion de causalité univoque. On a ainsi pu discuter des concepts de normal et de pathologique qui sous-tendent toute la pensée médicale, avec également les spécificités de la psychiatrie qui complexifient la détermination de tels seuils sans pour autant que l’on ne puisse s’en passer. Ensuite il y avait un questionnement intéressant sur l’usage des diagnostics pour asseoir notre pouvoir médical, et aussi donc sur la nécessité de « garde-fous » par un questionnement éthique permanent sur nos pratiques.

A : Ensuite, on a pu écouter l’intervention de G. Munsch, de Paris, sur l’apport de la psychanalyse à la pratique psychiatrique.
P :
J’ai trouvé cela particulièrement important qu’un jeune praticien psychodynamicien puisse nous parler de sa pratique et nous montrer que la psychanalyse aujourd’hui garde toute sa puissance de pensée et son attractivité, à la condition de l’ouverture et du dialogue avec les autres courants théoriques en psychiatrie. Que c’est un corpus théorique et clinique sans équivalent pour penser les mouvements psychiques des patients mais également les siens, et tâcher d’analyser ce qui se joue à la fois dans les relations soignantes mais aussi dans les équipes et les institutions.
Là encore il était question de la posture médicale, mais en défendant davantage une position de « non savoir », qui propose une autre manière de rencontrer les patients.

A : Ensuite, la seconde partie de la matinée consistait à exposer les thérapies de la 3ème vague, avec 2 intervenants en provenance de Paris, Drs Seznec et Lienard. On nous a donc parlé d'A.C.T. et de mindfullness sous un versant pratique mais aussi plus personnel pour le Dr Lienard. Qu'en as-tu pensé ?
P
: En ce qui concerne l'ACT, je n’ai pas été très convaincue par cette pratique qui me semble davantage proche d’une sorte de coaching plutôt que d’une pratique soignante.
Je reste un peu sceptique sur la possibilité de l'utiliser dans ma pratique future.
Pour la seconde partie, j'ai été touchée par la démarche du Dr Lienard qui se remettait dans sa peau d'interne pour nous expliquer le cheminement personnel qui l’a conduite à la mindfulness et donc l’usage de la spiritualité y compris dans sa vie professionnelle.

A : Après une petite pause déjeuner permettant d'échanger, l'après-midi fut moins dense mais tout aussi intéressante avec les psychodysleptiques et leur rapport à l'art et l'histoire de la psychiatrie.
Le Dr Berger, Psychiatre addictologue aux HCL (très appréciée des internes Lyonnais) est donc venue nous en apprendre plus sur ces drogues.
P :
J'ai trouvé cette intervention particulièrement enrichissante car c’est un domaine que l’on connait peu, puisque les patients consultant en addictologie avec des prises de MDMA, de champignons hallucinogènes... ne sont pas nombreux. On a donc pu apprendre de l'effet concret de ces drogues sur le cerveau tout en s'amusant, car c’est un champ pour le moins exotique et faisant l’objet d’expérimentations peu banales.

A : Enfin le Dr Dubois de Saint Anne, qui a réalisé un véritable travail d'archéologie dans les entrailles de la psychiatrie, nous a exposé des oeuvres d'artistes hospitalisés ayant pris de la psylocybine.
P : Pour ma part, j’ai trouvé que c'était le moment le plus captivant et atypique de cette journée avec le lien entre la psychiatrie et l'art. Nombre d'artistes prennent des drogues ayant un effet sur le cerveau et il existe une quantité d'oeuvres remarquables d’artistes qui ont par ailleurs rencontré la psychiatrie, d'où la question passionnante du lien entre la créativité et la folie.

J'ai bien aimé l'absence de réponse évidente mais plutôt le fait d’ouvrir le débat et de nous présenter des oeuvres réalisées par des patients et même semble-t-il par Claude Bernard. Cela m’a donné très envie d'aller au musée d'Art Brut de Lausanne...

A : Que retiens-tu de cette journée des Internes ?
P :
Que la journée était bien équilibrée, entre une matinée plus classique et une après-midi davantage du côté des chemins de traverse. Je reste simplement un peu frustrée du manque de temps d'échange au vu de la densité des sujets abordés.

Je trouve que l'éclectisme des intervenants ouvre des horizons pluriels lorsqu'on débute la psychiatrie, et rediversifie certainement la pratique lorsque l’on est plus expérimenté. Je reviendrai donc l'année prochaine et les suivantes avec beaucoup de plaisir !

A : Merci pour ton retour, bonne continuation Pauline

Propos recueillis par
Adrien LEFEBVRE
Lyon

L’AJPJA

Vous avez terminé l'internat ou vous le terminez bientôt et une question ne cesse de vous tourmenter : l'AFFEP, et après...?

Passé l’internat, comment se fédérer avec d’autres jeunes psychiatres et/ou addictologues ?
Comment nous retrouver et échanger sur nos pratiques ?
Comment partager nos connaissances ?
Comment accéder facilement à une formation spécifique ? Se former à tarifs préférentiels ?
Comment s’intégrer au sein d’un réseau jeune et communiquer plus facilement entre nous ?

C’est de toutes ces questions qu’est née l’AJPJA, l’Association des Jeunes Psychiatres et des Jeunes Addictologues, et nous souhaitons qu’elle devienne un moyen d’y répondre !!

L’association compte déjà :
• De nombreux partenariats avec des congrès nationaux pour s’inscrire à tarif préférentiel (CFP,CPNLF, Albatros, Encéphale, SPLF) ;
• Des partenariats avec des associations de formation, des sociétés savantes et des revues spécialisées (RESPADD, APRTF, Santé Mentale, Edimark…) et
• D’autres projets de partenariats en cours (ATHS, AFPBN, AFRC, AFTCC, SFPEADA, …) ;
• Un site avec un réseau de jeunes praticiens et une plateforme d’échange de données, pour favoriser la formation et le partage d’informations entre pairs (besoin d’en savoir plus sur un sujet particulier ? un cours à préparer ?). …et nous aimerions poursuivre ces projets pour que le plus grand nombre de jeunes psychiatres et/ou addictologues puisse en bénéficier !

Pour rejoindre à l'AJPJA, très simple : allez sur www.ajpja.fr (les adhésions se font de janvier à décembre pour l’année civile en cours).
N’hésitez plus : ADHÉREZ !
Pour ceux qui souhaiteraient poursuivre l’aventure associative, sachez que nous sommes à la recherche de référents régionaux dans plusieurs régions.
Si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à envoyer un mail à l'adresse [email protected] !

A très bientôt à l’AJPJA !
Le Bureau de l’AJPJA
[email protected]

Article paru dans la revue “Association Française Fédérative des Etudiants en Psychiatrie ” / AFFEP n°21

L'accès à cet article est GRATUIT, mais il est restreint aux membres RESEAU PRO SANTE

Publié le 1653568803000