LA COVID EN QUELQUES DATES

Article paru dans la revue Le Mag de l'INPH n°20, Janvier 2021.

 

L’épidémie à SARS-CoV2 vue de France en quelques dates… Bilan à plus d’un an des premiers patients identifiés midécembre 2019 dans la province du Hubei.

 

Le 13 janvier 2020 : Premier patient hors de Chine et épidémie sur deux navires de croisière. La Chine confine certaines villes puis toute la province du Hubei.


Le 24 janvier : Premiers cas en France, importés directement de Chine.


Le 30 janvier : L’OMS décrète l’état d’urgence de santé publique internationale.


Du 17 au 21 février : Rassemblement de l’église évangélique à Mulhouse. On estimera à plus d’un millier le nombre de fidèles contaminés.


Le 25 février : Le nombre de cas déclarés quotidiennement hors Chine est plus élevé que dans ce pays. Un enseignant de Crépy-en-Valois dans l’Oise et conseiller municipal, succombe du SARS-CoV2 en réanimation à la Pitié-Salpétrière.


Le 29 février : En France 100 personnes sont atteintes du virus et 2 en sont mortes. L’Oise est le principal foyer de contamination avec 36 cas.


Le 1er mars : Alerte de l’ARS à la suite d’une femme et de ses fils testés positifs, et ayant participé aux manifestations de l’église évangéliste à Mulhouse.


Le 2 mars : Le nombre de cas confirmés en France s’élève à 191, le tiers étant dans l’Oise où les écoles sont fermées.


Le 3 mars : Le nombre de cas sur Mulhouse et ses environs augmente de façon importante.


Le 5 mars : Survenue de 3 décès de plus, soit un total de 7 en France.


Le 6 mars : 81 cas détectés en 24h à Mulhouse. Le préfet déclare que les moyens ne sont plus suffisants pour dépister systématiquement tous les cas suspects. Seuls les patients dont l’état est le plus grave sont hospitalisés. Décision du préfet de fermer les écoles et de limiter les rassemblements.


Le 7 mars : À Paris le Président de la République (PR) déclare : « il n’y a aucune raison, mis à part pour les populations fragilisées, de modifier nos habitudes de sortie ».


Le 8 mars : Aux foyers de l’Oise, du Val-d’Oise, du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, de Mulhouse, du Morbihan, Ajaccio se rajoute aux zones où sont prises des mesures renforcées.


Le 9 mars : Les rassemblements de plus de 1000 personnes sont interdits. Seuls les cas graves seront hospitalisés et les médecins de ville doivent assurer un filtrage. Un décret autorise la téléconsultation en premier recours.


Pendant ce temps en Italie, au 9 mars : 9 172 testés positifs, 463 morts dont 33 en Lombardie. Dans cette région, 10 % des contaminés font partie du corps médical. Le 10 mars tout le pays est placé en confinement.

 

Le 11 mars : L’épidémie est déclarée pandémie par l’OMS. Le Ministre de la Santé (MS) interdit les visites en EHPAD. Krach boursier mondial la deuxième semaine de mars : la Bourse de Paris s’écroule, surpassant la crise des subprimes de 2008.


Le 12 mars : Le PR décrète la fermeture des crèches, écoles, collèges, lycées et universités. Report des cotisations et impôts dus en mars. Mécanisme exceptionnel de chômage partiel, promotion du télétravail. Le MS demande la déprogrammation des interventions chirurgicales non-urgentes.


Le 13 mars : Les rassemblements de plus de 100 personnes sont interdits.


Le 14 mars : 4500 cas confirmés, chiffre qui a doublé en 72h et 91 décès hospitaliers. A partir de minuit, fermeture de tous les lieux publics non indispensables. Les français sont invités à limiter leurs déplacements. Le premier tour des élections municipales est maintenu le 15 mars.


Le 16 mars : 26 personnes contaminées à l’Assemblée Nationale dont 18 députés. A 20h allocution télévisée du PR : « la France est en guerre contre la COVID-19 » et annonce le « confinement » à partir du lendemain à midi pour au moins 15 jours. Les frontières de l’espace Schengen sont fermées et également en extra-européen. Les masques sont réservés aux hôpitaux et aux professionnels de santé. Le second tour des municipales et les réformes en cours sont reportées. A partir du 17 mars, à 12h la population est confinée à domicile et doit fournir des autorisations justifiées pour ses déplacements.


Le 23 mars : Décès du premier soignant, un médecin urgentiste de l’hôpital de Compiègne dans l’Oise.


Le 24 mars : Le seuil des 1000 morts à l’hôpital est dépassé. Les régions les plus touchées sont l’Îlede- France, le Grand-Est, l’Auvergne-Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, les Hauts-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Occitanie et la Nouvelle- Aquitaine.


Le 27 mars : Le Premier Ministre (PM) prolonge le « confinement » au moins jusqu’au 15 avril.
Le 30 mars : Le seuil des 3000 morts en contexte hospitalier est dépassé. Le même jour 8,5 millions de masques arrivent en France par avion (sur une commande du gouvernement de 1,5 milliards d’unités), la production nationale de 8 millions d’unités ne pouvant couvrir les besoins hebdomadaires évaluée à 40 millions.


Le 2 avril : Il est décompté 4503 morts à l’hôpital et un premier chiffre partiel de 884 décès en EHPAD.


Le 13 avril : Le PR annonce une levée possible, mais partielle, du confinement pour le 11 mai.


Le 14 avril : Le Directeur Général de la Santé (DGS) dresse le premier bilan officiel de 103 573 cas confirmés et 15 529 décès en France, dont 541 personnes décédées à l’hôpital dans les dernières 24h. En France il est noté une surmortalité journalière de 33 % entre le 1er mars et le 30 avril, en comparaison aux valeurs moyennes des années 2000 à 2019.


Le 7 mai : Un « déconfinement » partiel (sauf Paris, le Nord et l’Est de la France encore en zone rouge), est appliqué à la zone verte de faible circulation virale.


Le 11 mai : Déconfinement national. Entre le 8 et le 12 mai : Plusieurs foyers de contagion
rapidement identifiés en France, mais plus faible circulation virale et surtout possibilité, avec la diffusion des tests, de l’identifier.


Dans l’été 2020 : Forte recirculation virale, mais taux de décès qui baisse jusqu’à début août avant de réaugmenter, pour redevenir parallèle à l’augmentation des nouveaux cas, jusqu’au second pic épidémique de mi-novembre.


Le 14 octobre : La semaine avant les congés scolaires d’automne, le PR annonce le couvre-feu et la recommandation de réunions privées limitées à 6 personnes.


Le 28 octobre : Le PR annonce un nouveau confinement national à partir du 30 octobre.


Le 15 décembre : Le confinement est levé et remplacé par un nouveau couvre-feu entre 20h et 6h, à l’exception du 24 décembre.


Le 17 décembre : le PR est déclaré positif au SARSCoV2.


Le 19 décembre : En France un total de 2 460 555 cas confirmés dont 60 418 décès (âge moyen 81 ans, âge médian 84 ans), 5,6 % de taux de positivité des tests réalisés, 2 523 clusters en cours d’investigation dont 956 en EHPAD, 8 736 hospitalisations sur les 7 derniers jours dont 1 152 en réanimation, 100 département en situation de vulnérabilité élevée.


Le 27 décembre : Date prévue pour le début de la campagne vaccinale contre le SARS-CoV2 dans l’Union Européenne et en France.


2021 : Troisième vague épidémique attendue...

 

Dr Eric OZIOL
Secrétaire Général du SYNDIF

 

Article paru dans la revue Le Mag de l'INPH n°20, Janvier 2021.